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LES EXPOSITIONS

Jean-Louis Bernard

Jean-Louis Bernard a découvert pour la première fois les silhouettes étranges des statuettes et des totems africains à travers les aventures de Tintin, projetées sur écran, image après image, à la fin du catéchisme. A Lyon, où une partie de sa famille habite, il profite des spectacles de Planchon au théâtre de la Cité, fait de la musique sur des fonds de casseroles et des pianos désossés avec une élève du compositeur Pierre Schaeffer (1910-1995), auteur du Traité de l'objet sonore. Il suit l'activité artistique des galeries lyonnaises : « L'oeil écoute » et « Le Lutrin » qui proposent des expositions sur l'art africain et l'art singulier ; il y remarque notamment le travail d'Armand Avril. Optant pour la sociologie, Jean-Louis Bernard s'inscrit à la Sorbonne et fréquente souvent le Musée de l'Homme dont il déplore alors l'aspect poussiéreux et figé.

Sans qu'il y ait vraiment de rupture entre les oeuvres anciennes et les plus récentes, Jean-Louis Bernard reconnaît volontiers que son état d'esprit a changé avec le temps. Apaisé et désormais débarrassé de ses angoisses, son travail est plus léger et plus ludique, sans doute aussi plus « politique ». De par sa position de sociologue, il est habitué à porter un regard aigu sur les faits et gestes des individus et à les analyser. C'est avec une même acuité qu'il campe ses « Portraits de famille » et compose ici une galerie de types dessinés à grands traits à partir d'éléments disparates, allusifs d'un caractère, d'une attitude, d'un état... Le regard malicieux qu'il leur porte se complète d'une notice, souvent pleine d'humour et de poésie, n‘excluant pas une critique sous-jacente de leur place dans la société ; elles sont généralement inspirées par les matériaux dont ils sont faits.

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