Accueil du site
Accueil / LA MAISON DU PEINTRE / L'histoire de la maison
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter la taille de la police (grande).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

LA MAISON DU PEINTRE

L'histoire de la maison

Magnifique témoignage de maison d'artiste en Rhône-Alpes, le « clos Hébert » est désormais ouvert au public. La restauration et le réaménagement de la maison de famille et de l'atelier restituent l'atmosphère de vie du peintre, offrant aux visiteurs une vision intimiste de l'artiste. L'histoire ancienne de la maison, avant la présence d'Hébert, est évoquée par la mise au jour et la restauration de fresques datant du XVIIe siècle. Cachées jusqu'alors derrière des boiseries, elles attestent, comme la présence de l'escalier de pierre à vis, ou encore, à l'extérieur, les bassins à jets d'eau et les murs de l'enclos, de l'importance historique de cet ensemble.

La noblesse et la bourgeoisie grenobloise apprécient de se réfugier à la campagne, pendant les chaleurs de l'été, et s'assurent en même temps des revenus fermiers. Le domaine, dont la disposition ne semble pas avoir été modifiée depuis 1771 (Atlas des Dames de Montfleury), comprend une maison de maître, une orangerie (désormais la salle d'accueil du musée), un jardin de plaisance, un jardin fruitier à l'arrière et un bassin en terrasse. En 1821, Amélie Hébert achète l'enclos résidentiel à Joseph Taulier. Abrité par le Mont Rachais, bénéficiant d'un superbe ensoleillement, le domaine offre un havre de paix et de fraîcheur à la famille, vivant alors dans un appartement contigu à l'étude notariale grenobloise paternelle.

En 1859, Amélie, séparée de son mari, donne la maison à son fils qui entreprend l'année suivante des travaux d'embellissement. Mais c'est en 1874, au retour de son premier directorat à la Villa Médicis, qu'Hébert, pensant s'installer à La Tronche transforme les dépendances. Il aménage les écuries qu'il fait surmonter d'un grenier à foin et d'une chambre pour le palefrenier. En 1875, date à laquelle il se voit confier la décoration de l'abside du Panthéon, il rachète la parcelle de terrain mitoyenne de la ferme pour y faire construire un pavillon, dont l'étage est réservé à l'atelier. Ses voyages répétés à Paris et en Italie ne lui permettent pas de profiter beaucoup de celui-ci, d'autant que, peignant généralement en plein air, il aime s'installer dans une allée de buis du jardin.

À la mort du peintre, le 4 novembre 1908, sa femme, Gabrielle, hérite du domaine, qu'elle conserve afin d'en faire un musée. Commence alors une quête systématique des œuvres, objets et correspondances de son mari. En 1910, la dépouille d'Hébert est transférée dans un tombeau de style néoclassique, érigé dans le jardin, rendant de ce fait la propriété inaliénable. Vers 1933, la veuve de l'artiste commence à faire aménager les salles d'expositions dans les dépendances qui jouxtent le pavillon de l'atelier, mais elle meurt le 23 juin 1934, à la veille de l'ouverture du musée.

La présentation actuelle reconstitue l'atmosphère de vie du peintre, son mobilier et ses souvenirs - dont le salon de Laetitia Bonaparte restauré. Les très belles fresques du XVIIe mises au jour au cours des travaux évoquent l'histoire ancienne de la maison. Les nombreux témoignages de ses maîtres, David d'Angers, Delaroche, de ses amis pensionnaires de l'Académie de France à Rome, Gounod, Regnault, de ses protecteurs, Théophile Gautier ou la princesse Mathilde, qu'il y a laissé, évoquent sa carrière en même temps qu'ils donnent l'ambiance d'un siècle foisonnant.

Partager cette page  

Visites virtuelles

Découvrez la maison grâce aux visites virtuelles à 360° !

Label

La maison du musée Hébert a obtenu le label "Maison des Illustres".

Nous joindre

| | |