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LES EXPOSITIONS

Frédéric Benrath

Né à Chatou en 1930, Philippe Gérard adopte le pseudonyme de Frédéric Benrath à 24 ans. En 1947, il entre à l'Ecole des beaux-arts de Toulon où il vit, puis s'installe à Paris et suit les cours des Beaux-Arts pendant un an ; il les abandonne, n'y trouvant pas d'intérêt. Encouragé par de nombreux prix (Le prix des critiques en 1961, le prix Victor Choquet en 1964, etc.), et par la bourse de la Ford Foundation, il se consacre à la peinture exposant régulièrement dans les galeries en France et à l'étranger. De 1969 à 1995, l'artiste est également chargé de cours à l'Ecole d'architecture et d'urbanisme de Versailles. Il décède à Paris, le 17 avril 2007, des suites d'un accident de la circulation.


Les débuts de Frédéric Benrath s'inscrivent dans la tendance informelle de l'abstraction lyrique des années 1950-60, mouvement convenant le mieux à ses aspirations et à son tempérament. Défendu par Julien Alvard, le peintre s'imposera comme une figure majeure du groupe des nuagistes (1953-1966) dont les tableaux se réfèrent aux grands rythmes cosmiques, aux éléments et aux valeurs atmosphériques.
Parmi ses premiers titres de tableau, Dédicace à G. D. Friedrich nous révèle sa prédilection pour ce peintre et les romantiques allemands. Les oeuvres de cette période sont marquées par une écriture gestuelle fluide et tendue, parfois tumultueuse, comme emportée par une tempête intérieure, révélant une volonté de rupture avec l'académisme. Par la suite, l'impétuosité gestuelle initiale s'atténuant, son évolution l'amène à s'exprimer dans une matière plus légère contribuant à suggérer l'immatérialité de formes « dénouées » de plus en plus aériennes dans l'horizontalité. Elles tendront à disparaître totalement avec le temps dans la dernière période : vastes paysages intérieurs parcourus d'ombres et de lumières où s'effacent peu à peu toute forme, au profit de la seule couleur pour dire l'espace. Peinture aux résonances colorées, libérée de toute référence anecdotique, l'art de Benrath révèle une démarche poétique et méditative nourrie d'intériorité.

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