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LES EXPOSITIONS

L'album de famille

Si Hébert a laissé de nombreux dessins d'étude pour les portraits de commande et de Salon, nous lui connaissons peu de dessins représentants ses proches et en particulier sa famille. Très éloignées de l'exercice de style ou de l'étude préalable à un tableau, ces œuvres sont rares chez Hébert, pourtant grand dessinateur, et révèlent ainsi l'affection qu'il porte au sujet pris sur le vif. Ce sont des dessins qu'Hébert jetait sur le papier en une heure ou deux, témoignage d'un moment passé en famille ou entre amis, qu'il offrait le plus souvent aux intéressés. Cercle étroit de la famille : sa mère, Amélie Hébert ; sa jeune femme Gabrielle. Amis intimes, comme la famille Daubrée, Augusta la mère et ses enfants Marie et Emmanuel. Les enfants de ses amis comme ici Louise Lefuel, auxquels Hébert, longtemps célibataire, porta toujours une attention affectueuse.

Les « derniers portraits » sont plus difficiles d'approche à nos yeux peu habitués à regarder la mort en face. L'habitude est courante au XIXe siècle de faire dessiner ou peindre un défunt aimé dont on souhaite garder en souvenir une image près de soi. Hébert avait déjà pratiqué cet exercice à la demande de relations affectées par la mort d'un parent. Mais ici, dans les portraits d'Ernestine-Mathilde, son unique fille, couchée paisible dans son berceau fleuri, et dans celui de sa mère, Amélie Hébert, les traits marqués par la maladie, les deux êtres les plus chers à Hébert, on ressent chez l'artiste le besoin de pallier la douleur par le travail du dessin.

Excellent dessinateur, Hébert utilise souvent la technique mixte, craie blanche, pierre noire, parfois sanguine, et crayon conté sur un papier coloré. Les premiers portraits sont souvent pris de trois-quart dans un style solide et élégant caractéristique de la période néoclassique et qui rappelle celui d'Ingres. Hébert excelle à rendre l'expressivité d'un visage et l'éclat particulier d'un regard. Il analyse avec beaucoup de précision les visages tout en conservant un caractère très enlevé. Plus tard, son acuité visuelle baissant avec l'âge, il se tournera vers le fusain et le pastel au rendu plus fondu et léger.

Les portraits de famille en miniature

Le portrait en miniature est en vogue dès le XVIIIe siècle. Il est le plus souvent peint, à la gouache sur une fine plaque d'ivoire ou à l'aquarelle, sur un velin tendu sur carton, par des artistes spécialisés (miniaturistes). La production de ces petites œuvres est alors très populaire. A la fin du XIXe siècle, la miniature va connaître un déclin rapide avec la diffusion du portrait photographique.


De décembre 2004 au printemps 2005

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