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LES COLLECTIONS

Œuvres d'art, mobilier, objets décoratifs, souvenirs, photographies

Les collections présentées par le musée Hébert de La Tronche sont constituées d'œuvres de jeunesse, du fonds d'atelier et des tableaux rachetés par Gabrielle Hébert, la femme de l'artiste. Elles sont enrichies de dépôts des musées nationaux, du musée du Louvre, des musées de Marseille et de Grenoble. Associées aux nombreux souvenirs d'Hébert, ainsi qu'aux œuvres de ses contemporains et de ses élèves, aux meubles et objets décoratifs hérités ou collectionnés par lui, elles offrent une vision intimiste d'un peintre académique ayant traversé le XIXe siècle.

Consulter le catalogue des collections numérisées du musée

Les photographies de Gabrielle Hébert

Autoportrait, 1834

Autoportrait, 1834 - Ernest Hébert
Autoportrait, 1834 - Ernest HébertAutoportrait, 1834 - Ernest Hébert

 

Ernest Hébert (1817-1908)
peint à 17 ans à son arrivée à Paris.
C'est dans le miroir de son meuble à raser que l'adolescent se regarde pour peindre cet autoportrait destiné à montrer son savoir-faire au peintre parisien Monvoisin (1794-1870), à qui un ami de son père, l'avait recommandé. Monvoisin, qui n'a pas d'atelier l'envoie chez David d‘Angers. Hébert est encore sous l'influence de son maître grenoblois Benjamin Rolland, marqué par l'enseignement néoclassique, qui se révèle dans le dessin solide des formes. Le buste presque de profil, le visage tourné de trois quarts s'offre au regard du spectateur dans une sobriété tonale presque hautaine de la mise en scène. Sous l'allure farouche et romantique, on sent percer la volonté de caractère de celui qui écrit quelques mois plus tard à sa mère : « je serai peintre ou rien du tout ».

Huile sur toile
Musées nationaux en dépôt au musée Hébert de La Tronche.

Portrait d'Ernest Hébert adolescent, 1834

Portrait d'Ernest Hébert adolescent, 1834 - Benjamin Rolland
Portrait d'Ernest Hébert adolescent, 1834 - Benjamin RollandPortrait d'Ernest Hébert adolescent, 1834 - Benjamin Rolland

 

Benjamin Rolland (1777-1855).

À dix ans, Ernest entre dans l'atelier de Benjamin Rolland (1777-1855). Son professeur, originaire de la Guadeloupe, élève de David, a été professeur des enfants du prince Murat à Naples avant de devenir conservateur du musée de Grenoble et directeur de l'École de dessin de la ville. Peintre d'Histoire, Rolland a fait à Grenoble quelques portraits de commande dont celui de son élève en train de dessiner, à 16 ans.

Huile sur toile
Musées nationaux en dépôt au musée Hébert de La Tronche

La malaria, famille italienne fuyant la contagion, Salon de 1850

La mal’aria
La mal’aria, famille italienne fuyant la contagion - Salon 1850 - Ernest Hébert - Coll. Musée Hébert, La Tronche-GrenobleLa mal’aria, famille italienne fuyant la contagion - Salon 1850 - Ernest Hébert - Coll. Musée Hébert, La Tronche-Grenoble

 

Ernest Hébert (1817-1908)

« Je vais faire... un tableau de grandeur moyenne, ce sont des paysans italiens qui descendent le canal des marais Pontins sur une espèce de barque. J'en ai fait la composition à Rome et tous ceux qui l'ont vu ici m'ont engagé vivement à l'exécuter en grand » écrit Ernest Hébert à sa mère le 14 février 1850, avant de lui envoyer la première étude du tableau. Hébert présente au Salon de 1850, La mal'aria, le paludisme maladie qui ravageait les environs de Rome et qu'il avait lui-même contractée. Peint à Paris dans son atelier de la rue de Navarin, le tableau associait une note mélancolique au réalisme du sujet.

Fruits de plusieurs années de notations sur le motif, « ce tableau eut un grand succès ...Il présentait l'Italien sous un aspect original et vrai ; au pittoresque se joignait le sentiment » écrit le critique Théophile Gauthier qui voit « une barque glissant sur les eaux dormantes des marais Pontins, entre des rives plates, sous un ciel embrumé de vapeurs pestilentielles et portant une famille plus ou moins atteinte par l'influence délétère... » Au trio de fièvreux est opposé le nocher, homme robuste appuyé sur une gaffe et la femme éclatante de santé. L'eau est sombre comme le ciel ; une hirondelle en rase la surface comme pour annoncer l'orage propice à la prolifération des moustiques. Le jeune homme qui a servi de modèle est un pifferaro de passage à Paris, la jeune femme, une amie, Mme de Rougemont. La composition assise sur la superposition des éléments naturels - eau, terre, ciel - s'appuie sur la verticale de la perche que tient le seul personnage debout : perdue dans un paysage désolé, la barque chargée de paysans semble avancer lourdement vers une destinée incertaine, que les tonalités livides ou verdâtres accentuent.

C'est son premier succès au Salon de Paris, un succès considérable qui lance la carrière du peintre alors que, par ailleurs, le réalisme s'affirme avec Gustave Courbet. Le tableau est acquis par l'Etat et figure au musée du Luxembourg avant de passer au Louvre puis au Musée d'Orsay où il est présenté actuellement. A la demande de la galerie Weill, Hébert en fait quelques copies en réduction, vendues aux amateurs. Celle du musée Hébert a été achetée par René Patris d'Uckermann à la galerie Charpentier en 1936.

Huile sur toile
Musées nationaux en dépôt au musée Hébert de La Tronche.

La mère de l’artiste – vers 1850

La mère de l'artiste, vers 1850 - Ernest Hébert
La mère de l'artiste, vers 1850 - Ernest HébertLa mère de l'artiste, vers 1850 - Ernest Hébert

Ce portrait est le seul que nous connaissions d'Amélie Hébert. Il est très proche de son portrait peint à l'huile (salon du rez-de-chaussée). Témoignage de l'affection d'Hébert pour sa mère, il a été dédicacé à sa tante maternelle, Caroline de Moulezin.

Fusain, crayon noir, crayon blanc sur papier chamois
Signé E. Hébert et dédicacé en bas à droite « à ma chère tante Caroline »
Musée Hébert de La Tronche

 

Louise Lefuel enfant – 1858

Louise Lefuel enfant, 1858 - Ernest Hébert
Louise Lefuel enfant, 1858 - Ernest HébertLouise Lefuel enfant, 1858 - Ernest Hébert

Louise est la fille d'Hector Lefuel, architecte (1810-1880) prix de Rome en 1839, la même année qu'Hébert dont il fut l'ami fidèle.
Devenue par son mariage Madame Hochon, elle continua à voir régulièrement le peintre, qui était son parrain.

Pierre noire, craie blanche et fusain sur papier
Monogrammé H. et daté en bas à gauche 1858
Musées nationaux en dépôt au musée Hébert de La Tronche

 

Le Baiser de Judas, 1853

Le Baiser de Judas, 1853 - Ernest Hébert
Le Baiser de Judas, 1853 - Ernest Hébert, dépot du Musée d'Orsay au Musée Hébert - La Tronche-GrenobleLe Baiser de Judas, 1853 - Ernest Hébert, dépot du Musée d'Orsay au Musée Hébert - La Tronche-Grenoble

Ernest Hébert (1817-1908)

D'Aix-La-Chapelle où il a rejoint Delaroche pour faire une cure thermale et où il partage un atelier improvisé avec son ancien maître, Hébert écrit à sa mère le 16 août 1848 « ...un tableau que je voulais faire depuis longtemps...c'est le baiser de Judas, il me semble que c'est le moment le plus pathétique de la vie du Christ que celui où il s'est vu abandonné de ceux qu'il aimait, et trahi par un de ses apôtres. Il y a là une expression bien noble et bien triste à rendre...» Probablement influencé par Delaroche, peintre d'Histoire, il commencera le tableau plus tard pour l'exposer finalement au Salon de 1853 à la place d'un autre projet, les Travailleurs de la terre.

Le Baiser de Judas est une grande composition où le clair-obscur donne un caractère profond et mystérieux qui n'est pas sans évoquer l'art d'un Rembrandt. En réduisant au minimum le nombre des acteurs, Hébert a su traduire l'aspect dramatique de l'instant. La lumière de la lanterne, braquée sur le Christ, concentre l'intérêt sur lui ; les silhouettes gesticulantes des assaillants, à contre-jour ou dans une demi-pénombre, accentuent le calme digne du fils de l'Homme ; un effet de style se note dans l'allongement des bras du Christ. Malheureusement le traitement des ombres a vu l'assombrissement de ses coloris avec les années ; toutefois, les blancs dorés et bleutés et la tunique du Christ ont conservé leur éclat initial.

Le tableau vaut à l'artiste la Légion d'honneur. Maxime du Camp, qui admire cette œuvre, rapporte qu'on crut alors « voir l'avenir d'un maître qui servirait pour ainsi dire d'intermédiaire entre les deux écoles opposées et ramènerait à lui, par une heureuse entente de la ligne et de la couleur, les esprits extrêmes qui ne voulaient admirer que M. Ingres ou M. Delacroix ». Il ajoute : « Hélas, nous en fûmes pour nos espérances... En ceci l'Etat fut coupable et manqua par rapport aux arts à son premier devoir, qui est de découvrir les aptitudes et de les encourager..... On se contenta d'acheter le tableau de M. Hébert, de le reléguer dans un musée et tout fut dit. Si l'on eût donné à M. Hébert des églises à décorer... » Mais Hébert n'est pas un peintre de sujet religieux, il n'accepte que contraint la commande du décor de l'abside du Panthéon en 1875. Par ailleurs, handicapé par une jambe cassée à plusieurs reprises, il ne peut pas peindre de grandes compositions.

Sources : Lettres d'Hébert à sa mère, fonds du musée national Hébert de Paris ; catalogue, Le Musée du Luxembourg en 1874, Paris, Grand Palais, 1874 p.98.

Huile sur toile
Dépôt du musée d'Orsay au musée Hébert de La Tronche

Les Cervarolles

Les Cervarolles, 1859 - Ernest Hébert
Les Cervarolles, 1859 - Ernest HébertLes Cervarolles, 1859 - Ernest Hébert

Ernest Hébert et Auguste Félix (1860-1936)

Ce tableau, commande du Général de Beylié, collectionneur grenoblois est la réplique à demi-grandeur de la toile présentée au Salon de 1859 et achetée par l'Etat pour le musée du Luxembourg. Hébert avant longuement étudié les femmes de Cervara, village isolé des Monts albains, avant de composer cette allégorie des trois âges de la vie.

Huile sur toile
Dépôt du musée de Peinture de Grenoble au musée Hébert de La Tronche

Autoportrait à la cravate rouge, 1870

Autoportrait à la cravate rouge
Autoportrait à la cravate rouge, Coll. Musée HébertAutoportrait à la cravate rouge, Coll. Musée Hébert

Ernest Hébert (1817-1908)

Théophile Gautier qui a été un de ses grands amis écrit : "Avec son teint olivâtre, ses grands yeux nostalgiques, ses longs cheveux noirs, sa barbe épaisse et brune, son air profondément italien, il semble l'idéal et le modèle de ses propres tableaux."

Sans être comme Courbet ou même Rembrandt fasciné par sa propre image, Hébert nous a laissé plusieurs autoportraits scandant sa carrière. Celle-ci marque alors une étape particulièrement glorieuse : Hébert a cinquante trois ans, il vient d'être nommé directeur de l'Académie de France à Rome, lorsqu'on lui demande son autoportrait pour la Galerie des Offices à Florence. Il s'exécute en 1870, mais la ville de Grenoble sollicite de son « éminent compatriote » une faveur égale. Dans cet autoportrait dédicacé « à ma ville natale », il se montre comme un bourgeois vêtu de sombre en même temps qu'en artiste : le regard intense et ténébreux, un nez droit, un front dégagé ; il porte une veste de velours brun, une petite note de couleur est donnée par la cravate rouge et la rosette de la Légion d'Honneur. La gamme chromatique employée fait penser à celle de son ami marseillais Ricard (1823-1873) et surtout au modèle par excellence pour les autoportraits, Rembrandt.

Huile sur toile
Dépôt du musée de Peinture de Grenoble au musée Hébert de La Tronche

La Vierge de la Délivrance

La Vierge de la délivrance, 1872 - Ernest Hébert
La Vierge de la délivrance, 1872 - Ernest HébertLa Vierge de la délivrance, 1872 - Ernest Hébert

Ernest Hébert (1817-1908)

En 1872 Hébert peint un tableau pour remercier la mère du Christ d'avoir protégé son « ermitage tronchois » des canons prussiens. D'abord exposé dans le salon d'Amélie Hébert, place des Tilleuls, qui voit défiler, admiratif, le tout Grenoble, La Vierge de la Délivrance est présenté à l'Exposition universelle de 1889. Béni par le pape, installé avec éclat par l'évêque de Grenoble dans l'église de la Tronche -où l'on peut toujours le voir- l'ex-voto a été rendu populaire par la gravure tirée par la maison Goupil. On imagine difficilement le succès que connut cette gravure diffusée dans toute la France.

Réplique en réduction
Huile sur bois
Musées nationaux en dépôt au musée Hébert de La Tronche

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